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Les Bourses européennes ouvrent sur une note indécise

Les Bourses européennes ouvrent sur une note indécise
Mercredi 06 juin 2018 à 09:29

Les principales Bourses européennes évoluent sur une note hésitante en début de séance mercredi, l'appréciation de l'euro après des propos de responsables de la Banque centrale européenne (BCE) venant s'ajouter à un regain d'inquiétude pour l'Italie et aux tensions persistantes sur le front du commerce international.

À Paris, le CAC 40 gagne 0,12% à 5.467,68 points après plus d'une heure d'échanges. À Francfort, le Dax prend 0,21% et à Londres, le FTSE 100 avance de 0,27%.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est en baisse de 0,03%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro grappille 0,02% et le Stoxx 600 est quasiment stable (+0,01%). En Asie, la progression des valeurs technologiques a contribué à la progression de 0,38% de la Bourse de Tokyo et de 0,92% de celle de Taïwan. Les "techs" continuent de profiter de la progression marquée du Nasdaq américain (+0,69% mardi et +2,67% sur les trois dernières séances), qui l'a porté à un nouveau plus haut en séance, grâce à la confiance des investisseurs dans la bonne santé de l'économie américaine. La séance de mardi a été moins favorable au Dow Jones (-0,06%) et au Standard & Poor's-500 (+0,07%), qui ont souffert entre autres de la baisse des valeurs financières en réaction à celle des rendements obligataires. La Bourse de Milan cède 0,95%, de nouveau plombée par les banques, dont l'indice local recule de 2,05%.

Sur le marché des emprunts d'Etat, le rendement italien à dix ans s'affiche à 2,931%, portant à plus de 30 points de base sa hausse depuis lundi, après un pic à 2,94%. Les rendements à dix ans allemand et français, respectivement à 0,417% et 0,7496%, profitent quant à eux des déclarations de Peter Praet, l'économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE), et de Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, confirmant le scénario d'une remontée progressive de l'inflation vers l'objectif de l'institution et d'un arrêt des achats d'actifs d'ici la fin de l'année. A huit jours de la prochaine réunion du Conseil des gouverneurs, ces propos profitent aussi à l'euro, qui s'apprécie de 0,37% face au dollar à 1,176 après un pic de deux semaines à 1,177.

Quant au dollar, il abandonne 0,25% face à un panier de devises de référence mais monte face au dollar canadien et au peso mexicain, ces derniers restant pénalisés par les déclarations du conseiller économique de Donald Trump, Larry Kudlow, sur la possibilité d'un renoncement de Washington à l'Aléna, l'Accord de libre-échange nord-américain, au profit d'accords séparés avec Ottawa et Mexico. Le peso accuse désormais une baisse de plus de 13% depuis la mi-avril. Les préoccupations liées aux tensions commerciales internationales l'emportent ainsi largement sur l'anticipation de la réunion de la Réserve fédérale américaine, mardi et mercredi prochain, qui devrait se solder par une nouvelle hausse d'un quart de point du taux des "fed funds".

En Europe, le secteur des matières premières (+1,14%) et celui du pétrole et du gaz (+0,69%) enregistrent les hausses les plus marquées, grâce entre autres à la progression des cours du pétrole (+0,74% pour le Brent) et des métaux de base (+0,68% pour le cuivre, +1,1% pour l'aluminium). A l'opposé, les banques reculent à l'instar de Crédit agricole (-1,43%), lanterne rouge du CAC 40. Le compartiment des technologiques progresse de 0,5% et reste proche du plus haut de 17 ans touché mardi.

Source : MEDI1TV.COM ET MAP
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